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Transport, VTC, livraison : 106 700 créations à assurer

Transport et VTC : 106 700 entreprises créées en 2024 (+24,9 %), avec une assurance obligatoire dès l'inscription. Un terrain clé pour le courtier.

Transport, VTC, livraison : 106 700 créations à assurer

En bref. Le transport et l’entreposage ont été le secteur le plus dynamique de 2024 en France : 106 700 entreprises créées, en hausse de 24,9 % sur un an (INSEE, Insee Première n°2037). Derrière ce chiffre, trois moteurs : la livraison, les VTC et le fret. Or un exploitant VTC ne peut même pas s’inscrire au registre sans justifier d’une assurance de responsabilité civile professionnelle et d’une assurance du véhicule (articles L3120-4 et L3122-3 du Code des transports). L’assurance n’est pas une option : c’est une pièce du dossier de départ.

Dernière mise à jour : 15 juillet 2026 - par l’équipe Leaddar.


Pourquoi une entreprise de transport neuve est un prospect à part

Regardez un chauffeur qui veut lancer son activité VTC. Avant même de prendre son premier client, il doit déposer un dossier au registre des VTC. Et dans ce dossier, il y a une pièce qu’il ne peut pas contourner : une attestation d’assurance.

Autrement dit, le besoin d’assurance ne vient pas après la création. Il vient avant. Pour une bonne partie du transport de personnes, la police d’assurance conditionne l’existence même de l’entreprise.

C’est ce qui distingue le transport des autres secteurs. Un commerçant peut ouvrir sans assurance et régulariser plus tard. Un exploitant VTC, non : sans attestation, pas d’inscription, pas d’activité légale.

Ajoutez à cela le volume. Le transport et l’entreposage ont produit 106 700 créations en 2024, soit une hausse de près d’un quart en un an (INSEE). Aucun autre grand secteur n’a autant progressé. Pour un courtier, c’est le gisement de prospects qui grossit le plus vite en France.

Trois sous-secteurs, trois besoins d’assurance

Le transport n’est pas un bloc. Derrière le chiffre global se cachent des activités très différentes, avec des obligations qui ne se ressemblent pas. Voici comment les lire côté courtier.

Sous-secteurCréations 2024Ce qui est en jeuPorte d’entrée du courtier
Livraison, poste et courrier70 900Flotte de deux-roues et utilitaires, marchandise transportéeAssurance véhicule pro, RC, marchandises
VTC et taxis10 100Transport de personnes à titre onéreuxRC pro et assurance auto ; attestation exigée à l’inscription du VTC
Fret routier interurbain9 600Poids lourds, marchandises, responsabilité voiturierFlotte, marchandises transportées, RC exploitation

Les chiffres viennent de l’INSEE pour 2024 : la livraison a bondi de 28 % sur un an, les VTC et taxis de 25 %. Ils disent une chose simple : le plus gros volume, c’est la livraison, portée par les plateformes. Mais le besoin d’assurance le plus verrouillé par la loi, c’est le VTC.

Et c’est justement là que le calendrier devient intéressant.

Le calendrier joue pour le courtier, pour une fois

Dans le VTC, l’inscription au registre peut prendre plusieurs semaines après le dépôt d’un dossier complet, et coûte 170 € (Bpifrance Création). L’attestation d’assurance doit être dans ce dossier dès le départ.

Résultat : le futur exploitant cherche une assurance très tôt, souvent avant même d’avoir immatriculé sa société ou juste après. Le courtier qui se présente à ce moment-là ne relance pas un contrat existant. Il rend un service qui débloque le dossier.

MomentSituation de l’exploitantPosition du courtier
Projet, avant dépôtCherche l’attestation exigée par le registreIdéale : il a besoin de vous pour avancer
Dossier déposéA pris une assurance dans l’urgence, parfois mal calibréeBonne : audit et réajustement possibles
Activité lancéeRoule, couvert, concentré sur les coursesDifficile : il faut une vraie raison de changer

La leçon est la même que pour le bâtiment, avec une nuance de taille : ici, l’obligation arrive avant l’entreprise, pas après le premier chantier. La fenêtre s’ouvre plus tôt.

Voici le circuit, du greffe à l’appel :

Immatriculation transport / VTC  ->  Publication BODACC  ->  Filtre activité (codes NAF 49 à 53)
        ->  Enrichissement dirigeant  ->  Opportunité transmise au courtier  ->  Prise de contact

Illustration suggérée (à insérer en .webp) - alt : “Frise en cinq étapes montrant le parcours d’une entreprise de transport ou VTC nouvellement immatriculée, du greffe et de la publication BODACC jusqu’à la prise de contact du courtier, avec l’étape de filtrage par code NAF 49 à 53 mise en avant.”

Les nuances à ne pas cacher

Ce terrain paie, à condition de connaître ses trois angles morts.

Beaucoup de micro-entrepreneurs. Une bonne partie des créations de livraison sont des micro-entreprises, avec un budget serré et parfois une activité courte. Le panier moyen y est plus faible que sur un transporteur de fret. À trier selon votre appétence, donc, entre volume et valeur.

Le BODACC ne voit pas tout de suite. Comme pour tous les secteurs, la publication d’une immatriculation au BODACC intervient avec un délai. La cible n’est pas d’appeler le jour même, mais d’arriver dans les premières semaines, avant que l’assurance de départ ne soit verrouillée pour l’année.

Le VTC est réglementé, pas seulement immatriculé. Une immatriculation en code transport de personnes ne garantit pas que l’exploitant ira au bout de son inscription au registre. Une partie abandonne en cours de route. Ce n’est pas un défaut du signalement : c’est une réalité du secteur, qui invite à qualifier avant d’investir trop de temps sur un contact.

Au-delà de la première police

Une entreprise de transport qui démarre revient vite avec d’autres besoins. Un deuxième véhicule quand l’activité tient. Une assurance marchandises quand les volumes montent. Une prévoyance quand un premier chauffeur salarié arrive. Une protection juridique, souvent utile face aux litiges de course ou de livraison.

Le courtier présent dès l’attestation initiale est l’interlocuteur naturel pour tout ça. Il a rendu le premier service au bon moment, quand l’exploitant en avait vraiment besoin. C’est là que se construit un portefeuille qui dure, pas dans la prime du premier contrat.

Un exemple concret

Sofiane, courtier à Saint-Denis, s’est spécialisé dans le transport léger et les VTC. Depuis février, il suit chaque semaine les immatriculations en transport de personnes et en livraison sur la Seine-Saint-Denis et le Val-d’Oise.

En mai, il repère 11 créations en VTC et livraison. Il en joint 6 (les autres n’ont pas encore de coordonnées exploitables). Sur ces 6, 4 cherchaient encore leur attestation pour finaliser leur inscription au registre. Il en équipe 3 dans le mois, dont un livreur qui venait d’acheter un utilitaire d’occasion et n’avait pas pensé à assurer la marchandise.

Trois contrats sur un mois de veille, sur un seul créneau. Ce ne sont pas des courses derrière quatre confrères prévenus le même jour. Ce sont des dirigeants qui avaient un problème concret, et personne d’autre au bout du fil.

Pour aller plus loin


P.S. - Le transport est le secteur qui crée le plus d’entreprises en France, et l’un des rares où l’assurance conditionne le démarrage. Pour un courtier, c’est un gisement qui grossit chaque mois. Le seul enjeu, c’est d’y être avant que le contrat de départ ne soit figé.

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